Troubles de l'Žquilibration posturale et locomotrice chez la personne ‰gŽe, le regard du podologue.

Sylvie Villeneuve Parpay,[1]  Philippe Villeneuve1

 

Les troubles de l'Žquilibre, chez la personne ‰gŽe, quelques chiffres

- Premier motif de consultation chez  le gŽnŽraliste, aprs 65 ans.

- 50% des chuteurs ayant passŽ plus d'une heure au sol dŽcdent dans les six mois suivant la chute (Wild D.& Al. 1981)

- En France le nombre de chute est estimŽ ˆ plus de 2 millions par an (Robitaille Y., O'loughlin J. 1990)

- Le cožt total de santŽ est augmentŽ de 20 000 $/ an
 (Rizzo J.A, 1998)

Les chutes graves (15% des chutes), 5% personnes/annŽe prŽsentent des fractures secondaires ˆ une chute. Il faut remarquer que la chute est la premire cause de dŽcs accidentels chez les sujets de plus de 65 ans (O.M.S 83). Mme si cela nÕest pas toujours aussi dramatique, il persiste souvent une peur de tomber ou un syndrome de l'aprs-chute.

 

InstabilitŽ posturale et chute

 

Woollacott ˆ montrer en 1986, que les vieillards suite ˆ une perturbation provoquŽe de leur Žquilibre postural, rŽagissaient par une mobilisation de leur centre de gravitŽ en contractant prŽcocement leurs muscles pelviens, ce que Nashner et Mc Collum, en1985 dŽnommrent tactique de hanche. Alors que les sujets jeunes en tactique de cheville contractaient eux en prioritŽ leurs muscles extrinsques du pied. NŽanmoins la perturbation sensorielle (Horak 1990) ou biomŽcanique (Nashner et Mc Collum, 1985) de leur base dÕappui les faisait passer en tactique de hanche.

 

Il appara”t donc que lÕintŽgritŽ podale est susceptible de dŽterminer la stratŽgie dÕŽquilibration posturale.

A lÕaide, dÕarguments neurosensoriels et biomŽcaniques, nous montrerons que le pied a une responsabilitŽ dans la stratŽgie de hanche et la chute.

 

Evaluation stabilomŽtrique

 

La surface augmente chez la personne ‰gŽe (Toupet 1992)
et les chutes sont corrŽlŽes aux VFY (
Gagey 1992 Amory et Pascouau 2001), aux oscillations G/D (Pyykk® et al. 1988 ; Amory et Pascouau 2001) mais Žgalement aux paramtre Surface, LFS et LXY (Amory et Pascouau 2001).

 

Evaluation clinique

 

Dans un premier temps, nous citerons quelques tests cliniques simples et rapides permettant de prŽdire la chute, puis dans un second nous dŽcrierons un nouveau test clinique validŽ, le test dÕantŽpulsion passive (Villeneuve et Al 2001) qui discrimine la tactique de hanche de celle de cheville. Deux expŽriences prŽliminaires chez des personnes ‰gŽes chuteuses ou non, nous montrerons son intŽrt clinique.

 

Nous Žvoquerons, en guise de conclusion, les moyens thŽrapeutiques utilisŽs en podologie pour le traitement des instabilitŽ posturales.

 

 



[1] Institut de posturologie, 20, rue du Rendez-vous 75012 Paris