FORMATION
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GRETM
Groupe de Recherche et dEnseignement
en Techniques Manuelles
Siège social: 8,
chemin de Beauregard
03700 BELLERIVE
sur ALLIER
Tel: 04 70 58 46 64 Fax: 04 70 32 65 41
APE 840C
SIRET : 443 439 781 00016
Organisme Formateur n°: 83030298403
(I. Rolf) : « cest la gravité qui joue le rôle de thérapeute »
(Purkinje) : « Les illusions sont des vérités de la perception »
(A. Berthoz) : « Les illusions (sensorielles) sont déjà des solutions »
Programme
général de la formation :
Au stade actuel de lévolution, cest
une évidence de dire que lHomme est fondamentalement régulé dans une homéostasie
de type orthogradique.
Complexe et subtile alchimie de rigidité squelettique et de viscoélasticité des tissus mous mâtinée par nos émotions, la posture orthostatique (station debout naturelle) permet de répondre aux contraintes dune vie soumise à la pesanteur terrestre. Pour élaborer ce tonus postural, le SNC fusionne les informations sensorielles provenant des différents référentiels posturaux (il, oreille interne, somesthésie). Quand tout se passe bien, l'Homme fonctionne en énergie élastique et à moindre coût énergétique. Qu'un conflit neurosensoriel survienne parce que un ou plusieurs de ces organes des sens fonctionne mal, et patatras !! Sans oublier, de plus, que nous fonctionnons en notion de couples: 2 yeux, 2 vestibules, muscles agonistes et antagonistes, sympathique et parasympathique, commande s/s corticale et corticale; autrement dit, quand un conflit touche le système de contrôle, tout bouge et les pathologies manquent pas !! Ce sont la majorité des pathos subtiles et diverses auxquelles nous sommes confrontés dans le quotidien de nos cabinets, et que Da Cunha avait baptisé de Syndrome de déficience posturale.
La clinique posturologique pénètre le fonctionnement de ces boucles de régulation et jette les bases neurophysiologiques de notre travail, mais la thérapeutique posturologique classique est avant tout faite de manipulations des entrées du système de contrôle postural par des orthèses (prismes oculaires, semelles podales ou occlusales ) qui ne font pas du kinésithérapeute un acteur princeps de la filière de soins. Pourtant, chacun reconnaît que lapproche des pathologies fonctionnelles nées de ces pertes de contrôle des systèmes de régulation doit être interdisciplinaire, et qu'il faut "y mettre les mains d'abord" parce que rien ou presque n'est possible en posturologie sans un soma préalablement libéré ou normalisé.
Désormais, lorthopractie donne, au praticien qui veut exploiter l'intégrité de son champ de compétence en se spécialisant, lopportunité de «manipuler » les liens informationnels somesthésiques (toutes les chaînes sensorimotrices qui, de la peau à la dure-mère, possèdent des mécanorécepteurs,) qui lient obligatoirement (redondance) les informations somatosensorielles aux autres canaux sensoriels du SNC. Lintervention est locale, mais si les différents systèmes de contrôle sont indépendants, ils nen sont pas moins largement interconnectés, et les normalisations segmentaires saccompagnent donc de post-effets holistiques fins, puissants et automatiques.
Comment est-ce possible ? Parce que la neurophysiologie démontre que les post-effets aux stimulations proprioceptives extra-oculaires (autrement dit à toutes les thérapies passant par le toucher) sont dépendants du contexte dans lequel ils sont exécutés, et quen particulier ils sont directement liés à lappui gravitationnel.(Lackner, Levine, Roll)
À contrario des disciplines
habituellement enseignées qui sortent lHomme de son rapport gravitationnel
fondamental pour le soigner (le malade est couché alors qu'il va bien falloir qu'il se
remette debout pour faire ce qu'il a à faire, et que son homéostasie est orthograde
),
lOrthopractie ajoute cette dimension
supplémentaire et propose, à risque zéro,
un raccourci thérapeutique performant par lutilisation de techniques manuelles de
facilitation orthoceptive des tissus mous.
Toutes les disciplines dites
"manipulatives" sont techniquement ou volontairement limitées à des actes
thérapeutiques impossibles à réaliser autrement que couché, alors qu'on sait que le
cerveau travaille en temps réel. Personne,
à ce jour, navait exploré (ou trouvé) la solution pratique qui consiste à mettre
le sujet en situation telle que le « vrai boulot » soit fait en temps réel
par le SN qui organise et contrôle pourtant sa physiologie.
Cest chose faite en orthopractie par le biais de techniques de facilitation tissulaire qui sont exécutées dans le respect de la physiologie antigravitaire fondamentale (le sujet lambda se tient debout) et qui sapparentent dés lors à de véritables manipulations sensorielles des boucles neurales, voir des cartes corticales. Les tests biomécaniques, ostéopathiques, posturaux, kinésiologiques peuvent être utilisés en pré et post séance pour valider les résultats dans la mesure où tests et corrections sont réalisées sur un sujet qui se tient (sauf impossible) dans sa meilleure posture antigravitationnelle (verticale spontanée) du moment (c'est aussi pour ça que le bébé est assis sur les genoux du praticien, le paraplégique assis ).
Les réponses thérapeutiques sont
uniquement celles permises par les capacités physiologiques du sujet : le praticien
se trouve en prise directe avec la plainte « posturale » exprimée par un
sujet qui est à la fois son propre témoin et son propre acteur (autocorrection).
Depuis quil souffre de sêtre
redressé, lHomme a sans aucun doute cherché chez son prochain des outils pour le
débarrasser de ses douleurs ; main et toucher
thérapeutique en sont les premiers depuis la
nuit des temps. Si, des Egyptiens aux
Tibétains ou aux Mélanésiens, nombreux sont les peuples qui jouaient déjà sans le
savoir de la puissance des post-effets gravitationnels, de "Pierrounet de
Nasbinals" à J. Moneyron en passant par "la sur Chabrit" et les
"panseuses du Berry", lhistoire de lorthopractie est pleine de ces
remèdes de «bonne renommée », de ces gestes
qui «guérissent » pratiqués par des tradipraticiens forts de leurs
croyances du moment. Ces pratiques ont une caractéristique commune qui a complètement
échappé à des gens qui n'avaient pas les moyens de la mettre en évidence : ils sont 90
fois sur cent réalisés dans la verticale spontanée du sujet.
Initié par cette religieuse de Haute Auvergne, J. Moneyron, pharmacien devenu kinésithérapeute, a délaissé la pharmacopée à partir de 1967 pour se consacrer à la pratique de cet art thérapeutique en glanant l'aura des premiers rebouteux en blouse blanche, d'autant qu'à l'époque les gens donnent ce qu'ils veulent. Il est rejoint dans cet exercice dès 1968 par J.L. Safin et leur étroite collaboration ne cesse qu'en 1989 au départ en retraite de Moneyron.
Moneyron, pénétré de ce savoir faire empirique, n'a jamais eu qu'une vision très mécaniste des dysfonctions. C'est le règne de la "vertèbre ou du nerf déplacé", du "bec de perroquet" ou de l'épine calcanéenne "qui se casse", tout simplement parce qu'à l'époque, (et encore maintenant pour bon nombre) c'est le langage qui colle à la représentation mentale que le malade se fait de sa pathologie, et puis, on ne se pose pas trop de questions pour analyser les succès et les échecs.
Pourtant, c'est à cette même période qu'en dautres lieux, Baron, Fukuda, Ushio, Bourdiol, Da Cunha, Nashner, Meyer, Gagey puis Nahmani, Lacour, Dupui-Montoya aujourd'hui, jettent les bases puis développent dune posturologie moderne qui a globalement pour cible un Homme qui souffre à se tenir debout (et qu'est ce que nous en côtoyons dans nos cabinets ! !) parce qu'il est victime d'une "sortie de route" de son système de contrôle postural. Malheureusement pour lui, son cerveau est incapable de lui en faire prendre conscience puisque le travail du SNC, c'est de mettre en place des adaptations (malheureusement il y a vite des limites). Toute solution spontanée est donc impossible!!
Et là ça change tout, et chacun de constater qu'en orthopractie, les techniques de facilitations tissulaires (qui n'entendent pas renier cette tradition empirique) et la clinique posturologique obéissent à un même contexte physiologique qui en rend la confrontation incontournable parce qu'aucune médecine, quelle que soit l'élaboration de ses choix thérapeutiques ne peut faire l'économie de l'Homme debout.
Bien quen général il nest
pas nécessaire de répéter les séances, la fiabilité des résultats dans le temps
atteste dune très probable reprogrammation centrale du système de contrôle
postural qui peut, au demeurant, être matérialisée par les examens sur plate-forme de
stabilométrie ou par la simple analyse des tests posturaux habituels.
Les gestes paraissent simples mais exigent rythme et précision. Sans le moindre risque pour le malade dans les conditions normales dutilisation, ils sont aussi efficaces chez le senior arthrosique que chez le jeune enfant et peuvent être facilement utilisés à des fins préventives.
Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes sil ny avait le bémol de la modélisation idiosyncrasique des systèmes de régulation homéodynamique, des capacités cognitives qui permettent à l'humain de tripatouiller l'information reçue à sa guise. Une thérapie qui se voudrait seulement informationnelle ou relèverait de la simple réflexothérapie semble très limitée voir illusoire puisque les réflexes peuvent s'inhiber les uns les autres. Ce qui compte, ce sont les processus d'intégration neurosensorielle. À nous de savoir utiliser les avancées des Neurosciences et la neurophysiologie d'aujourd'hui pour booster notre quotidien thérapeutique et changer de dimension. Avec elles l'occasion nous est donnée d'aller débusquer les conflits sensoriels, de peser le fonctionnement des boucles de régulation, avant de construire un acte thérapeutique global, et de le faire en équipe multidisciplinaire puisque nous ne pourrons pas avoir la maîtrise de tous les capteurs sensoriels. Donner du sens à ses actes est non seulement un beau challenge, mais c'est aussi un service rendu au patient.. Bien sûr que nombre de malades sont toujours prêts à acheter du merveilleux pour guérir, bien sûr qu'il est imbécile de se couper de ces gestes qui guérissent l'humain depuis la nuit des temps. Mais l'évolution de notre profession se fait en terme de compétence. Il n'est, ni possible, ni sérieux, de se contenter de reproduire des recettes thérapeutiques apprises au coin du feu alors que l'évolution des connaissances nous permet de travailler avec autre chose que des hypothèses.
Objectif
de la formation :
Lapprentissage de ces techniques
empiriques est complété dune approche et de techniques originales issues dune
confrontation aux données actuelles de la neurophysiologie et de la clinique
posturologique moderne.
Il permet à tous et à toutes dacquérir
la meilleure méthodologie par un partage de la maîtrise du geste et une étude des
notions théoriques fondamentales indispensables assumer la responsabilité du traitement
et pour éviter lapplication de recettes : soigner sans comprendre nest
malheureusement souvent quune illusion.
Si leur application au traitement des pathologies fonctionnelles sexprimant dans la gravitation, ou des composantes fonctionnelles des pathologies organiques peut être mise en pratique au lendemain du 1er séminaire, geste et méthodologie se construisent au fur et à mesure du cycle de formation.
sommaire
Jean-Luc Safin
Stages
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